
Des boucles rondes et des motifs torsadés en nœuds reviennent tout au long de ses pièces, tandis que des pointes acérées et étendues entrent en collision avec des courbes fluides au sein d'une même œuvre. Autre caractéristique : son utilisation audacieuse de couleurs à fort contraste : rose vif avec blond, bleu ciel avec noir. Le choc des couleurs amplifie la tension dans la forme. C'est pourquoi ses perruques se lisent davantage comme des objets que comme des coiffures.
Son affirmation selon laquelle il ne se soucie pas des perruques elles-mêmes est intrigante. Il se concentre non pas sur la perruque finie mais sur ce qu'elle révèle. Qui la porte importe moins que ce qu'elle exprime. Cette position fait sortir son travail du domaine de la coiffure pour entrer dans le territoire de la sculpture.
Les perruques de Santens sont mémorisées pour leur présence structurelle plutôt que pour l'identité de celui qui les porte. La forme prime, la personne suit. Ce sont des expérimentations sur ce que les cheveux peuvent porter, sur jusqu'où la forme peut être poussée. Où tracer la ligne entre cheveux et sculpture ?









FAQ
Qui est Jean-Baptiste Santens ?
Artiste capillaire basé à Paris, il traite les cheveux comme un matériau sculptural et fabrique des perruques comme des objets. Il se concentre sur la forme, la couleur et l'expression émotionnelle plutôt que sur la perruque elle-même, et se définit comme l'artiste qui utilise cet outil.
Quelles sont les caractéristiques des perruques de Jean-Baptiste Santens ?
Boucles rondes, motifs torsadés en nœuds, collision entre pointes acérées et courbes fluides. Il utilise audacieusement des couleurs à fort contraste comme rose vif et blond, bleu ciel et noir, et ses créations se lisent comme des objets plutôt que comme des coiffures.
Comment Jean-Baptiste Santens considère-t-il la perruque ?
Il dit ne pas s'intéresser aux perruques elles-mêmes. La perruque est un outil pour exprimer forme, couleur et émotion, et il se voit comme l'artiste qui utilise cet outil. Ce qui compte dans son travail, c'est ce qui est exprimé plutôt que qui la porte.