
Les visages de Ravon se transforment habituellement en autre chose. Des rangées de clous métalliques courent du front au menton, seuls les yeux restant visibles. Sur un autre visage, des perles recouvrent les joues et le nez. Clous, perles, et maintenant pois noirs.
Le matériau change, mais le travail reste le même. Le nombre de pois et leur emplacement déterminent si un visage demeure ou disparaît. Kusama appelait son effacement par les pois « auto-oblitération » et qualifiait le pois de « chemin vers l'infini ». Entre les pois qui recouvrent le visage de Ravon, la main qui autrefois couvrait toiles, citrouilles et pièces entières passe un instant.
Le maquillage consiste souvent à révéler un visage, mais dans le travail de Ravon, il s'agit de le couvrir. À mesure que chaque pois se pose sur la peau, le visage disparaît petit à petit et réapparaît sous une forme nouvelle. Tout comme Kusama effaçait sa propre existence avec des pois, Ravon transforme un visage en une partie de l'infini avec des pois. Que voyez-vous dans ce visage ?







FAQ
Qui est Héloïse Ravon ?
Héloïse Ravon est une maquilleuse française. Elle utilise le visage comme toile pour créer des maquillages d'avant-garde avec des clous métalliques, des perles, des pois, etc., et réalise un travail qui consiste à couvrir le visage pour le transformer en une nouvelle forme.
Qu'est-ce que l'auto-oblitération de Yayoi Kusama ?
L'auto-oblitération est le terme utilisé pour désigner le travail de Yayoi Kusama consistant à s'effacer avec des pois. Elle a décrit le pois comme un chemin vers l'infini et a mis en pratique une philosophie d'absorption de sa propre existence dans la toile, la sculpture et l'espace à travers les pois.
Quelles sont les caractéristiques du maquillage à pois de Ravon ?
Le maquillage à pois de Ravon se caractérise par l'application d'une peinture blanche sur le visage, puis par la répétition de pois noirs de différentes tailles. Selon le nombre et l'emplacement des pois, le visage se révèle ou disparaît, évoquant le travail de pois de Yayoi Kusama.